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rlérables, et, à l’aide d’une artillerie 110m-breuse, il rendit inexpugnables ses lignes, dontl’inondation défendait encore les approches.L’importance de conserver sa conquête enga-gea Luxembourg à tout meLtre en œuvre pourdébusquer l’ennemi et le forcer de lever lesiège. Il l’attaqua avec une audace sans-égale ,le mit en pleine déroute, et lui enleva son ar-tillerie et ses bagages. Louis xiv, pour le ré-compenser d’un si grand service, le nommacapitaine de ses gardes, maître de sa garde-robe , et joignit au don de ces charges un trai-tement considérable.
On vit alors, au grand étonnement de l’Eu-rope, toute l’énergie que le désespoir peutinspirer à un peuple généreux. Les Hollandais,résolus de vivre et de mourir libres* s’enseve-lirent sous les eaux. Ce courage héroïque excitala colère de Louvois, qui, pour se venger delànoble résistance qu’on lui opposait, ordonna àLuxembourg dedétruirc par le fer et la flammetout ce que les eaux avaient épargné. Maisl’humanité du général tempéra la miauté duministre, et les Hollandais, dans leur malheur,durent s’applaudir encore d’avoir à faire à-unennemi si généreux.
Nous ne pourrions, sans entrer dans detrop grands détails, développer tout le méritede la.campagne que Luxembourg lit dans cette