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Tome seconde.
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?.b6 LE PLUTARQUE

de ses gardes. Maïs par une suite de l’impres-sion défavorable que le procès le. plus iniqueavait laissée sur lui, il resta oublié jusqu’aumoment où le besoin de le mettre à la tête desarmées le fit rentrer dans la faveur. Il fut, dansun très-court espace de temps, successivementnommé gouverneur de Champagne, chevalierdes ordi'es, duc de Monlmorenci, et généralde l’aimée de Flandre.

Ce dernier honneur lui parut un écueil. Ilsavait que Louvois avait été un de ses persécu-teurs , et il craignit, avec raison, que ce mi-nistre altier ne fit avorter ses projets. En. con-séquence , il demanda et obtint du roi la grâcede ne s'adresser qu’à lui seul. A peine fut-il àla tête des troupes, qu’il alla au devant del’ennemi, et le joignit près de Fleur us, où ilremporta , sur les Espagnols et les Hollandaisréunis , la plus éclatante victoire. Son desseinétait d’en profiter ; mais il en fut empêché parLouvois, qui affaiblit son armée, et le mitainsi dans l’impuissance d’agk. Cependant,cette vengeance du ministre ne nuisit on rienà sa gloire, et la manière brillante dont il ter-mina la campagne, ne fit qu’y ajouter.

L'année suivante, les Français débutèrentpur la prise de Mons. On en fut redevable àLuxembourg , qui, détaché pour arrêter danssa marche le prince d’Orange , qu’une révo-lution venait de placer sur le trône d’Angle-