FRANÇAIS. 287
terre , le força de se retirer avec lionte, aprèss’ètre.emparé du poste important de Saint-Denis. La conquête de Stall fut également lefruit de sa valeur ; mais une plus grande gloirelui était réservée, celle d’être le protecteurd’un pays qu’on lui commanda de mettre àfeu et à sang. Les bénédictions que les'Fla-mands lui donnèrent, à ce sujet, le conso-lèrent des réprimandes sévères qu’il reçut duministre.
Maître absolu de ses opérations , après ledépart du roi pour Versailles , il trouva , dansson génie, les moyens de tenir tête, avec trente-cinq mille hommes , aux ennemis qui enavaient plus de quatre-vingt mille ; il fit plus,il les attaqua , les battit, et les força à la re-traite. Cette nouvelle victoire remportée , il serendit d’abord à Tournai, et ensuite .à Ver-sailles , où le roi lui témoigna toute la satis-faction qu’il avait de ses services.
Louvois mourut. Débarrassé d’un ennemisi puissant, Luxembourg retourna en Flandreavec confiance, pour y prendre le comman-dement d’une armée de cinquante mille hom-mes , destinée à observer les mouvemens desalliés qui s’étaient rassemblés sous les murs deBruxelles. U les tint en respect, malgré leursupériorité, et les força d’être les témoins tran-quilles de la prise de la ville et du château deNamur. Le roi rentra en France après cette