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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 5 09

fense du pays lui présentèrent à chaque pas,et se rendit maître de plusieurs villes. 11 étaitsur le poinL de mettre le siège devant Trente,lorsque les doutes, qui s’élevèrent sur la fidé-lité du duc de Savoie, le firent rappeler enItalie.

Ces doutes 11e tardèrent pas à se changer encertitude. Il fut prouvé que le duc de Savoieentretenait des intelligences avec les Impé-riaux , et la guerre lui fut aussitôt déclarée parla France. Vendôme s’avança d’abord versAsti, qui lui ouvrit ses portes. 11 se rendit en-suite à Milan, afin d’y concerter le plan desopérations de la campagne suivante; mais àpeine était-il dans celte ville, qu’il apprit queStaremberg, qui commandait l’armée impé-riale pendant l’absence du prince Eugène,cherchait à se réunir à l’armée piémonlaise.j Résolu de s’opposer à celte réunion, il rejoi-gnit ses troupes qu’il avait mises en quartiers| d’hiver, et les rassembla avec toute la céléritépossible. Ce fut alors que ces deux générauxmontrèrent, à l’envi l’un de l’autre, ce que legénie peut fournir de ressources dans des cir-constances critiques, et il serait difficile de dé-cider aujourd’hui qui, de Vendôme poursui-vant , ou de Vendôme poursuivi, mérita lemieux le litre de grand capiLaine.

Ea campagne de 1704 11e fut remarquableque par la prise de quelques villes. Le duc de