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Tome seconde.
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5lO LE PLUTARQUE

Savoie, trop faible pour livrer une bataille ,l'évita , et se tint constamment sur la défen-sive. Vendôme et Eugène, qui avaient reprisle commandement des armées, ne firent ques’observer.

L’art avec lequel le duc de Vendôme divisala sienne, contribua à le rendre insensible-ment maître des places les plus importantesde la Savoie. 11 ne restait plus que Turin ;il en forma le siège. Eugène résolut alors depénétrer, à quelque prix que ce fût, dans lePiémont ; mais la roule du Mantouan et duBas-Aglio lui étant entièrement fermée, il sedécida à entrer dans le Milanais , en suivantle cours de l’Adda. Vendôme, qui devina sesdesseins, observa tous ses monvemens le longde celte rivière , et partagea ses troupes demanière qu’elles pussent se secourir mutuelle-ment. La sagesse de ses dispositions n’empèchapas Eugène de tenter le passage de l’Adda , etd’y réussir , en forçant le centre de l’arméefrançaise. Encouragés par ce succès , les Im-périaux regardaient la victoire comme cer-taine , lorsque Vendôme la leur arracha. Ilaccourt , rallie scs troupes , les ramène aucombat, culbute les Impériaux, et les forceà repasser le fleuve. De ce moment, la mêléedevient horrible. Vendôme a un cheval tuésous lui -, cinq coups de feu perçent ses vête-mens. Eugène, blessé à la gorge et à la jambe,