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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 5 15

munautés religieuses lui apportèrent de l’ar-gent j et, dans l’espace de quelques jours, ileut une armée à ses ordres, et un trésor à sadisposition ; alors le succès ne lui parut plusdouteux.

Trop habile pour laisser rallentir une sinoble ardeur, Vendôme voyant son arméeorganisée, attaque, poursuit les vainqueurs,ramène Philippe à Madrid, et oblige l’ennemide se retirer vers le Portugal. Encouragé parces premiers avantages, il en profite pour pas-ser le Tage à la nage, et mettre ensuite le siègedevant Brihuega. Aussitôt la tranchée est ou-verte et l’assaut préparé. Cinq mille Anglais,commandés par le général Stanhope, défen-dent la place. La brèche n’en est pas moinsfaite ; Vendôme s’y élance •, Philippe le suit : àpeine y sont-ils, que le duc, apercevant le roià ses côtés, lui dit gaiement : « Sire, ces gens-j> ci ont peur, car s’ils tiraient juste, Votre» Majesté et moi serions déjà tués. » Cette in-trépidité redouble celle des troupes ; elles fontun nouvel effort : la ville est emportée^ Stan-hope se rend prisonnier.

Staremberg s’était avancé dans l’intentionde faire lever le siège de Brihuega. Vendômene fut pas plutôt maître de cette ville, qu’ilmarcha à lui, et lui livra bataille à Villa- Vi-ciosa. Elle fut sanglante, et la victoire long-

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