Band 
Tome seconde.
Seite
312
JPEG-Download
 

5x2 LE PLUTARQUE

dépendit de lui pour se rendre digne de cethonneur ; mais il ne fut pas assez écoulé , etle conseil privé du prinpe le fut trop. II seforma deux partis, qui, cherchant à se nuire ,furent cause de l’échec qu’on éprouva à Ou-denaxde, et de la prise de Lille , qui, défenduepar une garnison nombreuse , eL protégée parune armée formidable, n’en tomba pas moins,au grand étonnement de l’Europe, au pouvoird’Eugène et de Marlborough.

Rebuté d’un vain titre qui compromettaitsa gloire, Vendôme prit le parti de se retirerà Anet. Quelque temps après, il épousa la filledu grand Condé; mais à peine goûtait-il lesdouceurs de cet hymen, qu’il fut contraint des’y soustraire pour aller réparer , en Espagne,les malheurs qui avaient ébranlé le trône dePhilippe V.

Il y trouva les affaires dans lin état qui nelaissait qu’une ombre d’espuir. La perle de labataille de Saragosse avait eu les suites les plusfunestes; Philippe s’était vu forcé de sortir deMadrid; l'archiduc, son compétiteur, y étaitentré, et la Castille avait reconnu ee nouveaumaître. L’arrivée de Vendôme opéra la révolu-tion la plus heureuse. Le conseil de Madridl’avait demandé. Il était attendu avec impa-tience: sa vue remplit tous les cœurs d’un vifenthousiasme. Les recrues accourui’ent deisua côtés. Les villes, les villages, les com-