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Tome I.
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70
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70 ; L’ÉTOURDI.

SCÈNE YI.

ANDRES, LEL1E.

LÉLIE, à Andrès, qui sort de la maison.Demandiez-vous quelqu’un dedans cette demeure?

ANDRÈS.

C’est un logis garni que j’ai [iris tout à l’heure.

LÉLIE.

A mon père pourtant la maison appartient,

Et mon valet, la nuit pour la garder s’y tient.

ANDRÈS.

Je ne sais; l’écriteau marque au moins qu'on la loue:Lisez.

LÉLIE.

Certes, ceci me surprend, je l’avoue.

Qui diantre l’aurait mis? et par quel intérêt..,?

Ah! ma foi, je devine à peu près ce que c’est!

Cela ne peut venir que de ce que j’augure.

ANDltÈS.

Peut-on vous demander quelle est cette aventure?

LÉLIE.

Je voudrais à tout autre en faire un grand secret ;Mais pour vous il n’inqiorte, et vous serez discret.Sans doute l’écriteau que vous voyez paraître,

Comme je conjecture, au moins, ne saurait êtreQue quelque invention du valet que je di,

Que quelque nœud subtil qu’il doit avoir ourdiPour mettre en mon pouvoir certaine ÉgyptienneDont j'ai l’âme piquée, et qu'il faut que j’obtienne.

Je l’ai déjà manquée, et même plusieurs coups.

ANDRÈS.

Vous l’appelez ?

Célie.

LÉLIE.

ANDRÈS.

Eh! que ne disiez-vous?

Vous n’avez qu’à parler, je vous aurais sans doute"Épargné tous les soins que ce projet vous coûte.

LÉLIE.

Quoi! vous la connaissez?

ANDRÈS.

C’est moi qui maintenant

Viens de la racheter.