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ACTE XII, SCÈNE III.
Vous saluer au nom du seigneur Polidore.
ALBERT.
Ali ! c’esl un autre fait. Ton maître t’a chargéIle me saluer ?
MASCARILLE.
Oui.
ALBERT.
Je lui suis obligé,
Va, que je lui souhaite une joie infinie (1).
(il s’eu va. )
lUASCAIULLE.
Cet homme est ennemi de la cérémonie.
( Il heurte. )
Je n’ai pas achevé, Monsieur, son compliment ;
Il voudrait vous prier d’une chose instamment.
ALBERT.
Eh bien ! quand il voudra, je suis à son service.
5IASCARILLE , l’arrêtant.
Attendez, et souffrez qu'en deux mots je finisse.
11 souhaite un moment, pour vous entretenirD’une affaire importante, et doit ici venir.
ALBERT.
Et quelle est-elle encor l’affaire qui l'obligeA me vouloir parler ?
MASCARILLE.
Un grand secret, vous dis-je,
Qu’il vient de découvrir en ce même moment,
Et qui, sans doute , importe à tous deux grandement.Voilà mon ambassade.
SCÈNE III.
ALBERT.
O juste ciel ! je tremble :
Car enfin nous avons peu de commerce ensemble.
Quelque tempête va renverser mes desseins,
Et ce secret, sans doute, est celui que je crains.
L’espoir de l'intérêt m'a fait quelque infidèle (2).
H) Cette phrase est obscure, et il faut nécessairement sous-entendre, vadt's-lui que, etc.
(2) L’auteur veut dire : L'espoir d’une récompense m’a fait quelque infidèle.