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LE DEPIT AMOUREUX.
Et voilà sur ma vie une lâche éternelle.
Ma fourbe est découverte. Oh ! que-la véritéSe peut cacher longtemps avec difficulté !
Et qu'il eût mieux valu pour moi, pour mon estime (1),Suivre les mouvements d’une peur légitime ,
Par qui je me suis vu tenté plus de vingt foisDe rendre à Polidore un bien que je lui dois,
De prévenir l’éclat où ce coup-ci m’expose,
Et faire qu’en douceur passât toute la chose !
Mais, hélas ! c’en est fait, il n’est plus de saison ;
Et ce bien, par la fraude entré dans ma maison,
N'en sera point tiré, que dans eette sortie11 n’entraîne du mien la meilleure partie.
SCENE IY.
ALBERT, POLIDORE.
POLIDORE, les quatre premiers vers sans voir Albert.S’étre ainsi marié sans qu’on en ait su rien !
Puisse cette action se terminer à bien!
Je ne sais qu’en attendre, et je crains fort du pèreEt la grande richesse et la juste colère.
Mais je l’aperçois seul.
ALBERT.
Ciel ! Polidore vient !
POLIDORE.
Je tremble à l’aborder.
ALBERT.
La crainte me retient.
POLIDORE.
Par où lui débuter ?
ALBERT.
Quel sera mon langage ?
POLIDORE.
Son âme est tout émue.
ALBERT.
11 cliange de visage. *
' . POLIDORE.
Je vois, seigneur Albert, au trouble de vos yeux.Que vous savez déjà qui m’amène en ces lieux.
ALBERT.
Hélas ! oui.
(I - ) Estime se disait entrefou pour réputation.