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Tome I.
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ACTE V, SCÈNE YI.

N'accoucha que (le vous, et que lui, dessous main,Ayant depuis longtemps concerté son dessein,lit son fils de celui d ignes la bouquetière,

Qui vous donna pour sienne à nourrir à ma mère,

La mort ayant ravi ce petit innocentQuelque dix mois après, Albert étant absent,

La crainte d'un époux et l’amour maternelleFirent l'événement d’une ruse nouvelle.

Sa femme en secret lors se rendit son vrai sang;Vous devîntes celui qui tenait votre rang;

Et la mort de ce fils mis dans votre familleSe couvrit pour Albert de celle de sa fille.

Voilà de votre sort un mystère éclairci,

Que votre feinte mère a caché jusqu’ici ;

Elle en dit des raisons, et peut en avoir d'autres,Par qui ses intérêts n’étaient pas tous les vôtres.Enfin celte visite, où j'espérais si peu,

Plus qu'on ne pouvait.croire a servi votre feu.

Celle Ignés vous relâche, et, par votre, autre affaire,L'éclat de son secret devenu nécessaire,

Nous en avons nous deux votre père informé:

Lu billet de sa femme a Je tout confirmé ;

Et, poussant plus avant encore notre pointe,

Quelque peu de fortune à notre adresse jointe,

Aux intérêts d'Albert, de Polidore, après,

Nous avons ajusté si bien les intérêts,

Si doucement à lui déplié ces mystères,

Pour u'eil'aroueher pas d’abord trop les affaires ;Enfin, pour dire tout, mené si prudemmentSon esprit pas à pas à l'accommodement,

Qu’autant que votre père il montre de tendresseA confirmer les nœuds qui font votre allégresse.

ASCXGNE.

Alf. Frosine, la joie où vous m’acheminez...

Eli! que ne dois-je point à vos soins fortunés!

FROSINE.

Au reste, le bonhomme est en humeur de rire,

Et pour son fils encor nous défend de rien dire.

SCÈNE VI.

POLIDORE, ASCAGNE, FROSINE.

POLIDORE.

Approchez-vous, ma fille : un tel nom m’est permis,