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Tome I.
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LE DÉPIT AMOUREUX.

Et j'ai su le secret que cachaient ces habits.

Vous avez fait un trait qui, dans sa hardiesse,

Fait briller tant d'esprit et tant de gentillesse,

Que je vous en excuse, et tiens mon fils heureuxQuand il saura l'objet de ces soins amoureux.

Vous valez tout un monde, et c'est moi qui 1 assure.Mais le voici : prenons plaisir de l'aventure.

Allez faire venir tous vos gens promptement.

ASCACKE.

Vous obéir sera mon premier compliment.

SCÈNE VII.

POLIDORE, VALÈRE, MASCARILLE.

MASCARILLE, à Valère.

Les disgrâces souvent sont du ciel révélées.

J'ai songé cette nuit de perles défilées,

Et d'œufs cassés; Monsieur, un tel songe m'abat.

VALERE.

Chien de poltron !

roLinmtif

Valère, il s'apprête un combatOù toute la valeur te sera nécessaire.

Tu vas avoir en tête un puissant adversaire.

MASCARILLE.

Et personne, Monsieur, qui se veuille bougerPour retenir des gens qui se vont égorger !

Pour moi, je le veux bien ; mais, au moins s'il arriveQu'un funeste accident de votre fils vous prive,

Ne m'en accusez point.

POLIDORE.

Non, non ; en cet endroitJe le pousse moi-même à faire ce qu'il doit.

MASCARILLE.

Père dénaturé!

VALÈRE.

Ce sentiment, mon père,

Est d’un homme de cœur, et je vous en révère.J'ai dû vous offenser, et je suis criminelD'avoir fait tout ceci sans l’aveu paternel ;

Mais à quelque dépit que ma faute vous porte,La nature toujours se montre la plus forte;