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LE DEPIT AMOUREUX.
SCÈNE YIII.
ALBERT, POL1DORE, LUCILE, ÉRASTE, YALÈRE ,MASCARILLE.
ALBERT.
Eli bien! les combattants ? On amène le nôtre.
Avez-vous disposé te courage du vôtre?
VALÈRE.
Oui, oui, me voilà prêt, puisqu'on m'y veut forcer,
Et, si j'ai pu trouver sujet de balancer,
Un reste de respect en pouvait être cause,
Et non pas la valeur du bras que l'on m'oppose.
Mais c’est trop me pousser, ce respect est à bout,
A toute extrémité mon esprit se résout,
Et l’on fait voir un trait de perfidie étrange,
Dont il faut hautement que mon amour se venge.
(a Lucile.)
Non pas que cet amour prétende encore à vous :
Tout son feu se résout en ardeur de courroux ;
Et quand j’aurai rendu votre honte publique,
Votre coupable hymen n'aura rien qui me pique.
Allez, ce procédé, Lucile, est odieux :
A peine en puis-je croire au rapport de mes yeux ;
C’est de toute pudeur se montrer ennemie,
Et vous devriez mourir d’une telle infamie.
Ll'CILE.
Un semblable discours me pourrait affliger,
Si je n’avais en main qui m’en saura venger.
Voici venir Ascagne, il aura l’avantageDe vous faire changer bien vite de langage, •
Et sans beaucoup d’effort.
SCÈNE IX.
ALBERT, POUDORE, ASCAGNE, LUCILE. ERASTEYALÈRE, FROSINE, SIAR1NETTE, GROS-RENÉ, MASCAR ILLE.
VALÈRE.
Il ne le fera pas.
Quand il joindrait au sien encor vingt antres bras.
Je le plains de défendre une sœur criminelle ;