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ACTE T, SCÈNE YII.
Et votre honneur fait bien, quand il ne veut pas voirQue le transport d'Éraste ait de quoi m'émouvoir!
POLIDORE.
On me faisait tantôt redouter sa menace;
Mais les choses depuis ont bien changé de face ;
Et,.sans le pouvoir fuir, d’un ennemi plus fortTu vas être attaqué.
MVSC VRILLE.
Point de moyen d’accord?
VALÈRE.
Moi, le fuir ! Dieu m'eu garde! Et qui donc pourrait-cc être?
POLIDORE.
Aseagne.
VALÈRE.
Aseagne?
POLIDORE.
Oui, tu le vas voir paraître.
VALÈRE.
Lui (pii de me servir m'avait donné sa foi?
POUDORE.
Oui, c'est lui qui prétend avoir affaire à toi,
Et qui veut, dans le champ où l'honneur vous appelle,Qu'un combat seul à seul vide votre querelle.
MASCARILLE.
C'est un brave homme; il sait que les coeurs généreuxNe mettent point les gens en compromis pour eux.
POLIDORE.
Enfin, d’une imposture ils te rendent coupable, VDont le ressentiment m’a paru raisonnable :
Si bien qu'Albert et moi sommes tombés d'accordQue tu satisferais Aseagne sur ce tort ;
Mais aux veux d'un chacun, et sans milles remises,Dans les formalités en pareil cas requises.
VALÈRE.
Et Lucile, mon père, a, d'un cœur endurci...
POLlnORE.
Lucile épouse Érastè, et te condamne aussi ;
Et. pour convaincre mieux tes discours d’injustice,Veut qu'à tes propres yeux cet hymen s'accomplisse.VALÈRE.
Ah! c’est une impudence à me mettre eu fureur.
Elle a donc perdu sens, foi, conscience, honneur!
MOLIÈRE. — T. I.
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