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Tome I.
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169
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SCÈNE X.

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MADELOX.

La nature vous a traité en vraie mère passionnée, et vousen êtes l'enfant gâté.

MASCA1ULLE.

A quoi ilonc passez-vous le temps, Mesdames ?

CATIIOS.

A rien du tout.

MADELOX.

Nous avons été jusqu’ici dans un jeûne effroyable de di-vertissements.

MÀSCUÎILLE.

Je m'offre à vous mener l'un de ces jours à la comédie, sivous voulez; aussi bien, on en doit jouer une nouvelle queje serai bien aise que nous voyions ensemble.

MADELOX.

Cela n'est pas de refus.

MASCARILLE.

Mais je vous demande d'applaudir comme il faut, quand .nous serons là ; car je me suis engagé de faire valoir la pièce,et l'auteur m'en est venu prier encore ce matin. C’est la cou-tume ici qu'à nous autres gens de condition les auteursviennent lire leurs pièces nouvelles, pour nous engager à lestrouver belles, et leur donner de la réputation : et je vouslaisse à penser si, quand nous disons quelque chose, le par-terre ose nous contredire! Pour moi, j'y suis fort exact ; etquand j'ai promis à quelque poète, je crie toujours ; Voilàqui est beau ! devant que les chandelles soient allumées.

MAIiELON.

Ne m'en parlez point ; c’est un admirable lieu que Paris;

>1 s'y passe cent choses tous les jours, qu’on ignore dans lesprovinces, quelque spirituelle qu’on puisse être.

CATIIOS.

C est assez ; puisque nous sommes instruites, nous feronsnotre devoir de nous écrier comme il faut sur tout ce qu’ondira.

MASCARII.LE.

Je ne sais si je me trompe; mais vous avez toute la mined avoir fait quelque comédie.

madelox. '

Hé ! il pourrait être quelque chose de ce que vous dites.

MASCARILLE.

. ^h! ma foi ! il faudra que nous la voyions. Entre nous, j euni composé une que je veux faire représenter.

T. I.

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