SCÈNE XII.
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MASCAHILLE.
Mesdames, agréez que je vous présente ce gentilhomme-ri : sur ma parole, il est digne d'être connu de vous.
JODELET.
Il est juste de venir vous rendre ce qu'on vous doit ; etvos attraits exigent leurs droits seigneuriaux sur toutessortes de personnes.
MADELON.
C’est pousser vos civilités jusqu’aux derniers confins de.la flatterie.
CATIIOS.
Cette journée doit être marquée dans notre almanachcomme une journée bien heureuse.
. MADELON , h Almanzor.
Allons, petit garçon, faut-il toujours vous répéter les cho-ses? Voyez-v'ous pas qu'il faut le surcroît d'uu fauteuil?
MASCAHILLE.
Ne vous étonnez pas de voir le vicomte de la sorte ; il nefait que sortir d'une maladie qui lui a rendu le visage pâlecomme vous le voyez.
JODELET.
Ce sont fruits des veilles de la cour, et des fatigues de laguerre.
MASCAR1LLE.
Savez-vous, Mesdames, que vous voyez dans le vicomteun des vaillants hommes du siècle? C’est un brave à troispoils (1).
JODELET.
Vous ne m’en devez rien, marquis ; et nous savons ce quevous savez faire aussi.
M ASC VRILLE. '
Il est vrai que nous nous sommes vus tous deux dans1 occasion.
JODELET.
El dans des lieux ou il faisait fort chaud.
MASCARILLE, regardant Cathos et Madelon.
Cui, mais non pas si chaud qu’ici. liai, liai, liai.
JODELET.
Notre connaissance s’est faite à l’armée; et la première
(1) Locution proverbiale'qui rappelle l’ancien usage où étaient les militairese terminer chaque côté de la moustache par quelques poils très effilés , et de1er en pointe le bouquet de barbe qu’on laissait croître au milieu du menton.Lo * m °^ e ve nait d’Espagne. On la retrouve dans quelques portraits du règne de
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