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SGANARELLE.
Lélie est fort bien fait ; mais apprends qu'il n'est rienQui ne doive céder au soin d'avoir du bien;
Que l'or donne aux plus laids certains charmes pour plaire,Et que sans lui 1e reste est une triste affaire.
Valère, je crois bien, n'est pas de toi chéri;
Mais, s’il ne l’est amant, il le sera mari.
Plus que l’on ne le croit, ce nom d'époux engage,
Et l’amour est souvent un fruit du mariage.
Mais suis-je pas bien fat de vouloir raisonnerOù de droit absolu j'ai pouvoir d’ordonner?
Trêve donc, je vous prie, à vos impertinences.
Que je n’entende plus vos sottes doléances.
Ce gendre doit venir vous visiter ce soir ;
Manquez un peu, manquez à le bien recevoir :
Si je ne vous lui vois faire un fort bon visage,
Je vous... Je ne veux pas en dire davantage.
SCÈNE II.
CÉLIE, LA SUIVANTE DE CÉLIE.
L V SUIVANTE.
Quoi! refuser, Madame, avec cette rigueur,
Ce que tant d'autres gens voudraient de tout leur cœur!
A des offres d’hymen répondre par des larmes,
Et tarder tant à dire un oui si plein de charmes !
Hélas! que ne veut-on aussi me marier !
Ce ne serait pas moi qui se ferait prier;
Et, loin qu'un pareil oui me donnât de la peine,
Croyez que j'en dirais bien vite une douzaine.
Le précepteur qui fait répéter la leçonA votre jeune frère a fort bonne raisonLorsque, nous discourant des choses de la terre,
Il dit que la femelle est ainsi que le lierre,
Qui croit beau tant qu'à l’arbre il se tient bien serré,
Et ne profite point s'il en est séparé.
II n'est rien de plus vrai, ma très chère maîtresse,
Et je l'éprouve en moi, chétive pécheresse !
Le bon Dieu fasse paix à mon pauvre Martin ! .
Mais j'avais, lui vivant, le teint d'un chérubin,L'embonpoint merveilleux, l'œil gai, l’Ame contente ;
Et je suis maintenant ma commère dolente.
Pendant cet heureux temps passé comme un éclair,
Je me couchais sans feu dans le fort de l'hiver ;