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Tome I.
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SGANAUELLE.

Faire éclater, Madame, un esprit trop jaloux-,

Mais je ne suis point dupe, et vois ce qui se passe :Il est de certains feux de fort mauvaise grâce ;

Et votre âme devrait prendre un meilleur emploi,Que de séduire un cœur qui doit n’ëtre qu'à moi.

LÉLIE.

La déclaration est assez ingénue.

SGANARELLE, à sa femme.

L'on ne demandait pas, carogne, ta venue :

Tu la viens quereller lorsqu’elle me défend,

Et tu trembles de peur qu’on t'ôte ton galant.

CÉLIE.

Allez, ne croyez pas que l'on en ait envie.

(Se tournant vers Lélie.)

Tu vois si c’est mensonge; et j'en suis fort ravie.

LÉLIE.

Que me veut-on conter?

LC SUIVANTE.

Ma foi, je ne sais pasQuand on verra finir ce galimatias ;

Depuis assez longtemps je tâche à le comprendre,

Et si, plus je l’écoute (1), et moins je puis l’entendre,Je vois bien à la fin que je m'en dois mêler.

(Elle se met entre Lélie et sa mfiîtresse. )

Répondez-moi par ordre, et me laissez parler.

( A Lélie. )

Vous qu’est-ce qu’à son cœur peut reprocher le vôtre?

LÉLIE.'

Que l’infidèle a pu me quitter pour un autre ;

Que lorsque, sur le bruit de son hymen fatal,J’accours tout transporté d'un amour sans égal,

Dont l’ardeur résistait à se croire oubliée,

Mon abord enjees lieux la trouve mariée.

LA SUIVANTE.

Mariée! à qui donc?

LÉLIE, montrant Sganarelle. _

A lui.

LA SUIVANTE.

Comment, à lui?

LÉLIE.

Oui-dà!

(1) Et si, plus je Vécoute. Nous ayons déjà donné, p. 190 , une explicfttlo 11de ce vieux mot, cini est employé ici pour néanmoins , pourtant.