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Tome I.
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ACTE I, SCÈNE II.

Et soit des damoiseaux ilairée en liberté,

J'en suis fort satisfait : mais j’entends que la mienneVive à ma fantaisie, et non pas à la sienne ;

Que d'une serge honnête elle ait son vêtement,

Et ne porte le noir qu’aux bons jours seulement ;

Qui enfermée au logis, en personne bien sage,

Elle s’applique toute aux choses du ménage,

A recoudre mon linge aux heures de loisir,

Ou bien à tricoter quelques bas par plaisir ;

Qu'aux discours des muguets elle ferme l’oreille,

Et ne sorte jamais sans avoir qui la veille.

Enfin la chair est faible, et j’entends tmis les bruits :

Je ne veux point porter de cornes, si je puis;

Et comme à m'épouser sa fortune l’appelle,

Je prétends corps pour corps, pouvoir répondre d’elle.

ISABELLE.

Vous n’avez pas sujet, que je crois...

SG.AN.ARELLE.

Taisez-vous.

Je vous apprendrai bien s’il faut sortir sans nous.

LÉONOR.

Quoi donc, Monsieur?

SG AN AR ELLE.

Mon Dieu ! Madame, sans langage,Je ne vous parle pas, car vous êtes trop sage.

LÉON OR.

Voyez-vous Isabelle avec nous à regret?

SG VN ARELLE.

Oui, vous me la gâtez, puisqu’il faut parler net.

Vos visites ici ne font que me déplaire,

Et vous m’obligerez de ne nous en plus faire.

LÉONOR.

Voulez-vous que mon cœur vous parle net aussi?

J ignore de quel œil elle voit tout ceci :

Mais je sais ce qu’en moi ferait la défiance ;

Et quoiqu’un même sang nous ait donné naissance,

Nous sommes bien peu sœurs, s'il faut que chaque jour' 03 manières d’agir lui donnent de l’amour.

LISETTE.

En effet, tous ces soins sont des choses infâmes.Sommes-nous chez les Turcs, pour renfermer les femmes?Ear on dit qu'on les tient esclaves en ce lieu,

Et que c’est pour cela qu’ils sont maudits de Dieu.

Notre honneur est, Monsieur, bien sujet à. faiblesse,