217
ACTE I, SCÈNE IY.
SCÈNE III.
ARISTE, SGANARELLE, LÉONOR, LISETTE.
AIUSTE.
Je veux m'abandonner à la foi de ma femme,
Et prétends toujours vivre ainsi que j’ai vécu.
SGANARELLE.
Que j'aurai de plaisir si Ton le fait cocu !
ARISTE.
.T'ignore pour quel sort mon astre m’a fait naître;
Mais je sais que pour vous, si vous manquez de l’être,
On ne vous en doit point imputer le défaut,
Car aos soins pour cela font bien tout ce qu’il faut.SGANARELLE.
Riez donc, beau rieur. Oh ! que cela doit plaireDe voir un goguenard (1) presque sexagénaire 1
LÉONOR.
Du sort dont vous parlez, je le garantis, moi,
S’il faut que par l’hymen il reçoive ma foi ;
Il s’en peut assurer; mais sachez que mon âmeNe répondrait de rien, si j’étais votre femme.
LISETTE.
C’est conscience à ceux qui s’assurent en nous ;
Mais c’est pain bénit, ccrte, à des gens comme vous.
SGANARELLE.
Allez, langue maudite, et des plus mal apprises.
ARISTE.
Vous vous êtes, mon frère, attiré ces sottises.
Adieu. Changez d’humeur, et soyez avertiQue renfermer sa femme est un mauvais parti.
Je suis votre valet.
SGANARELLE.
Je ne suis pas le vôtre.
SCÈNE IV.
SGANARELLE.
Oh! que les voilà bien tous formés l’un pour l’autre!Quelle belle famille ! Un vieillard insenséQui fait le dameret dans un corps tout cassé;
O) Goguenard , du vieux mot gogue, plaisanterie, ou, comme on disait nutre-, joyeuseté. Goguettes est le diminutif gogue. Ces trois mots viennent dubas-breton gog , qui signifie satire.
mohehjs. — T. i. 13