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ACTE II, SCÈNE IX.
El (jue, pour le repos de ces mêmes maris,
Je voudrais bien qu’on fit de la coquetterieComme de la guipure (1) et de la broderie!
J'ai voulu l aeheter, l edit, expressément,
Afin que d'Isabelle il soit lu hautement ;
Et ce sera tantôt, n’étant plus occupée,
Le divertissement de notre après-suupéc.
(Apercevant Yalére.)
Envoierez-vous encor, Monsieur aux blonds cheveux,Avec des boites d’or des billets amoureux?
Vous pensiez, bien trouver quelque jeune coquette,Friande de l’intrigue, et tendre à la fleurette ?
Vous voyez de quel air on reçoit vos joyaux?Croyez-moi, c’est tirer votre poudre aux moineaux.Elle est sage, elle m'aime, et votre amour l'outrage;Prenez visée ailleurs, et troussez-moi bagage.
VALEIIE.
Oui, oui, votre mérite, à qui chacun se rend,
Est à mes yeux, Monsieur, un obstacle trop grand ;
Et c'est folie à moi, dans mon ardeur fidèle,
De prétendre avec vous à l’amour d’Isabelle.
SGANAIIELLE.
Il est vrai, c’est folie.
VALEIIE.
Aussi n’aurais-jc pasAbandonné mon cœur à suivre ses appas,
Si j’avais pu prévoir que ce cœur misérableDût trouver un rival comme vous redoutable.
SGANAIIELLE.
•1® le crois.
VALÈIIE.
Je n'ai garde à présent d’espérer-,
■ P vous cède, Monsieur, et c’est sans murmurer.
V
°us faites bien.
SGANAIIELLE.
VALEIIE.
Le droit de la sorte l’ordonne;Et de tant de vertus brille votre personne,j j'aurais tort de voir d’un regard de courrouxes tendres sentiments qu'Isabelle a pour vous.
Pi Guipure , broderie en relief, recouverte en III d'or ou en elinipiont.