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ACTE II, SCÈNE XV.
VALÈRE.
Eli bien ! Madame, eh bien ! c'est s’expliquer assez ;Je vois, par ce discours, de quoi vous me pressez,Et je saurai dans peu vous ôter la présenceDe celui qui vous fait si grande violence.
ISABELLE.
Vous ne me sauriez faire un plus charmant plaisir ;Car enfin cette vue est fâcheuse à souffrir,
Elle m'est odieuse; et lliorreur est si forte...
SGANARELLE.
Hé ! hé !
ISABELLE.
Vous offensé-je en parlant de la sorte?
Fais-je...
SGANARELLE.
Mon dieu ! nenni, je ne dis pas cela ;
Mais je plains, sans mentir, l’état où le voilà ;
Et c’est trop hautement que ta haine se montre.
ISABELLE.
Je n’en puis trop montrer en pareille rencontre.
VALÈRE.
Oui, vous serez contente, et dans trois jours vos yeuxNe verront plus l’objet qui vous est odieux.
ISABELLE.
A la bonne heure. Adieu.
SGANARELLE, A Yalère.
Je plains votre infortune ;
Hais...
VALÈRE.
Non, vous n’entendrez de mon cœur plainte aucune.Madame assurément rend justice à tous deux,
Èt je vais travailler à contenter ses vœux.
Adieu.
SGANARELLE.
Pauvre garçon ! sa douleur est extrême.
Tenez, embrassez-moi; c’est un autre elle-même.
(il embrasse Yalère.)
SCÈNE XV.
ISABELLE, SGANARELLE.
e tiens fort à plaindre.
ISABELLE.
Allez, il ne l’est point.