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L’ÉCOLE DES MARIS.
ARISTE.
Moi? Je n’aurai jamais celte faiblesse extrêmeII* vouloir posséder un cœur malgré lui-même.Mais je ne saurais croire enfin...
SGANARELLE.
Que de discours!
Allons, ce procès-là continuerait toujours.
SCÈNE YII.
SGANARELLE, ARISTE, un commissaire,
UN NOTAIRE.
LE COMMISSAIRE.
Il ne faut mettre ici nulle force en usage,Messieurs; et, si vos vœux ne vont qu'au mariage,Vos transports en ce lieu se peuvent apaiser.
Tous deux également tendent à s’épouser ;
Et Valère déjà, sur ce qui vous regarde,
A signé que pour femme il tient celle qu’il garde.
ARISTE.
. La fille...?
LE COMMISSAIRE.
Est renfermée, et ne veut point sortir,Que vos désirs aux leurs ne veuillent consentir.
SCÈNE VTII.
VALÈRE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE,
SGANARELLE, ARISTE.
VALÈRE, à la fenêtre de sa maison.
Non, Messieurs; et personne ici n'aura l’entrée,Que cette volonté 11e m’ait été montrée.
Vous savez qui je suis, et j’ai fait mon devoirEn vous signant l'aveu qu’on peut vous faire voir.Si c’est votre dessein d’approuver l'alliance,
Votre main peut aussi m’en signer l’assurance ;Sinon, faites état de m’arracher le jour,
Plutôt que de m’ôter l’objet' de mon amour.
SGANARELLE.
Non, nous ne songeons pas à vous séparer d'elle.