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Tome I.
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247
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ACTE III, SCÈNE VI.

24

Qui?

Léonor.

ARISTE.

SGANARELLE.

ARISTE.

Cessons de railler, je vous prie.

SGANARELLE.

Je raille... 11 est fort bon avec sa raillerie!

Pauvre esprit ! Je vous dis, et vous redis encorQue Valère chez lui tient votre Léonor,

Et qu'ils s étaient promis une foi mutuelleAvant qu'il eût songé de poursuivre Isabelle.

A1USTE.

Ce discours d'apparence est si fort dépourvu...

SGANARELLE.

11 ne le croira pas encore en l'ayant vu :

J'enrage. Par ma foi, l’àge ne sert de guèreQuand on n'a pas cela.

(il met le doigt sur sou front,)AIIISTE.

Quoi! voulez-vous, mon frère...

SGANARELLE.

Mon Dieu ! je ue veux rien. Suivez-moi seulement ;

Voire esprit tout à l’heure aura contentement ;

Vous verrez si j'impose , et si leur foi donnéeN'avait pas joint leurs cœurs depuis plus d’une année.

ARISTE.

L'apparence qu'ainsi, sans m’en faire avertir,

A cet engagement elle eût pu consentir?

Moi qui dans toute chose ai, depuis son enfance,Montré toujours pour elle entière complaisance,

Et qui cent fois ai fait des protestationsDe ne jamais gêner ses inclinations !

SGANARELLE.

Enfin vos propres yeux jugeront de l’affaire.

J’ai fait venir déjà commissaire et notaire :

Nous avons intérêt que l'hymen prétenduRépare sur-le-champ l'honneur qu elle a perdu ;

Car je ne pense pas que vous soyez si lâcheDe vouloir l’épouser avecque cette tache,

Si vous n'avez encor quelques raisonnementsPour vous mettre au-dessus de tous les bernements.