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Tome I.
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L’ECOLE DES MARIS.

Je vous sers beaucoup plus que je ne vous abuse.

Le ciel pour êlre joints ne nous fit pas tous (leux :

Je me suis reconnue indigne de vos feux ;

Et j'ai bien mieux aimé me voir aux mains d’un autreQue ne pas mériter un cœur comme le vôtre.

VALERE, à Sganarelle.

Pour moi, je mets ma gloire et mon bien souverainA la pouvoir, Monsieur, tenir de votre main.

ARISTE.

Mon frère, doucement il faut boire la chose :

D'une telle action vos procédés sont cause ;

Et je vois votre sort malheureux à ce point,

Que, vous sachant dupé, l'on ne vous plaindra point.

LISETTE.

Par ma foi, je lui sais bon gré de cette affaire;

El ce prix de ses soins est un trait exemplaire.

LÉonon.

Je ne sais si ce trait se doit faire estimer;

Mais je sais bien qu'au moins je ne le puis blâmer.

ERGASTE.

Au sort d'étre cocu sou ascendant l’expose;

Et ne l’être qu'en herbe est pour lui douce chose.SGAXARELLE, sortant de l'accablement dans lequel il était plongé.Non, je ne puis sortir dé mon étonnement.

Cette ruse d'enfer confond mon jugement ;

Et je ne pense pas que Satan en personnePuisse êlre si méchant qu'une telle friponne.

J'aurais pour elle au feu mis la main que-voilà.Malheureux qui se fie à femme après cela !

La meilleure est toujours en malice féconde;

C'est un sexe engendré pour damner tout le monde.

J'y renonce à jamais à ce sexe trompeur,

Et je le donne tout au diable de bon cœur.

ARISTE.

Allons tous chez moi. Venez, seigneur Valère;Nous tâcherons demain d’apaiser sa colère.

LISETTE, an parterre.

Vous, si vous connaissez des maris loups-garous,Envoyez-les au moins à l’école chez nous.

fin de l'école des maris.