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ACTE I, SCÈNE V.
ÉRASTE.
Et c’est l’être en effet que (le ne me rien direDans les extrémités d'un si cruel martyre.
Fais donc quelque réponse à mon cœur abattu.
Que dois-je présumer? Parle, qu’en penses-tu?Dis-moi ton sentiment.
LA MONTAGNE.
Monsieur, je veux me taire,Et ne désire point trancher du nécessaire.
ÉRASTE.
Peste l’impertinent! Va-t’en suivre leurs pas.
Vois ce qu’ils deviendront, et ne les quitte pas.
LA MONTAGNE , revenant sur ses pas.
Il faut suivre de loin?
ÉRASTE.
Oui.
LA MONTAGNE, revenant sur scs pas.
Sans que l’on me voie,Ou faire aucun semblant qu’après eux on m’envoie?
ÉRASTE.
Non, tu feras bien mieux de leur donner avisQue par mon ordre exprès ils sont de toi suivis.
LA MONTAGNE, revenant sur ses pas.
Vous trouverai-je ici ?
ÉRASTE.
Que le ciel te confonde,
Homme, à mon sentiment, le plus fâcheux du monde!
SCÈNE IV.
ÉRASTE.
Ah! que je sens de trouble, et qu’il m’eut été douxQu’on me l'eiil fait manquer, ee fatal rendez-vous!
Je pensais y trouver toutes choses propices.
Et mes yeux pour mon cœur y trouvent des supplices.
SCÈNE V.
LISANDRE, ÉRASTE.
LISANURE.
Sous ces arbres de loin mes yeux l’ont reconnu,
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