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LES FACHEUX.
Assuré que dans peu vous l'y verrez venir,Lorsqu’elle aura quillé quelques provinciales,Aux personnes cle cour fâcheuses animales,
CHASTE.
Tenons-nous donc au lieu qu elle a voulu choisir ;Mais, puisque Tordre ici m’offre quelque loisir,Laisse-moi méditer.
(La Montagne sort.)
J ai dessein de lui faire
Quelques vers sur un air où je la vois se plaire.
(il se promène en rêvant.)
SCÈNE IV.
CRANTE, CL1MENE , ÉRASTE, dans un. coin du théâtre,sans être aperçu.
ORA.KTE.
Tout le monde sera de mon opinion.
CLIMÈNE.
Croyez-vous l’emporter par obstination?
ORANTE.
Je pense mes raisons meilleures que les vôtres.
CLIMÈNE.
Je voudrais qu’on oui! les unes et les autres.
ORANTE , apercevant Éraste.
J’avise un homme'ici qui n’est pas ignorant;
11 pourra nous juger sur notre différend.
Marquis, de grâce, un mol, souffrez qu’on vous appellePour être entre nous deux juge d’une querelle,
D’un débat qu’ont ému nos divers sentimentsSur ce qui peut marquer les plus parfaits amanls.
ÉRASTE.
C’est une question à vider difficile, ■
Et vous devez chercher un juge plus habile.
ORANTE.
Non : vous nous dites là d’inutiles chansons.
Voire esprit fait du bruit, et nous vous connaissons;Nous savons que chacun vous donne à juste titre...
ÉRASTE.
Eh ! de grâce...
ORANTE.
En un mot, vous serez notre arbitre,Et ce sont deux moments qu’il vous faut nous donner.