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LES FACHEUX.
ÉRASTE.
Je ne le veux pas.
LA MONTAGNE.
Je dois suivre vos lois tMais au moins, si de loin...
ÉRASTE.
Te tairas-tu, .vingt fois ?Et ne veux-tu jamais quitter cette méthode,
De te rendre à toute heure un valet incommode ?
SCÈNE IL
CARITIDES, ERASTE.
CARITIDES.
Monsieur, le temps répugne à l’honneur de vous voir,
Le matin est plus propre à rendre un tel devoir;
Mais de vous rencontrer il n'est pas bien facile,
Car vous dormez toujours, ou vous êtes en ville :
Au moins, messieurs vos gens me l’assurent ainsi;
Et j'ai, pour vous trouver, pris l’heure que voici.Encore est-ce un grand heur dont le destin m'honore;Car, deux moments plus tard, je vous manquais encore.
ÉRASTE.
Monsieur, souhaitez-vous quelque chose de moi?
CARITIDES..
Je m’acquitte, Monsieur, de ce que je vous doi,
Et vous viens... Excusez l’audace qui m'inspire.Si...
ÉRASTE.
Sans tant de façons, qu’avez-vous à me dire?
CARITIDÈS.
Comme le rang, l’esprit, la générosité,
Que chacun vante en vous...
ÉRASTE.
Oui, je suis fort vanté
Passons, Monsieur.
CARITIDÈS.
Monsieur, c’est une peine extrême,Lorsqu'il faut à quelqu'un se produire soi-même ;
Et toujours près des grands on doit être introduitPar des gens qui de nous fassent un peu de bruit,
Dont la bouche écoutée, avecque poids débite