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Tome I.
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ACTE III, SCÈNE III.

ÉRASTE, l’interrompant.

Fort bien. Donnez-le vite, et faites la retraite :

Il sera vu du roi ; c’est une atfaire faite.

CARITIDÈS.

Hélas ! Monsieur, c’est tout que montrer mon placet.

Si le roi le peut voir, je suis sûr de mon fait ;

Car, comme sa justice en toute chose est grande,

Il ne pourra jamais refuser ma demande.

Au reste, pour porter au ciel votre renom,

Donnez-moi par écrit votre nom et surnom :

J'en veux faire un poème en forme d’acrosticheDans les deux bouts du vers et dans chaque hémistiche.

ÉRASTE.

Oui, vous l’aurez demain, monsieur Caritidès.

(seul.)

Ma foi, de tels savants sont des ânes bien faits,

J'aurais dans d'autres temps bien ri de sa sottise.

SCÈNE III.

ORM1N, ÉRASTE.

ORM1N.

Bien qu’une grande affaire en ce lieu me conduise,J’ai voulu qu'il sortît avant que vous parler.

ÉRASTE.

Fort bien. Mais dépêchons, car je veux m'en aller.

ORMIN.

Je me doute à peu près que l'homme qui vous quitteVous a fort ennuyé, Monsieur, par sa visite.

C’est un vieux importun qui n’a pas l’esprit sain,

El pour qui j'ai toujours quelque défaite en main.Au Mail (1), au Luxembourg, et dans les Tuileries,

Il fatigue le monde avec ses rêveries ;

Et des gens comme vous doivent fuir l'entretienDe tous ces savantas qui ne sont bons à rien.

Pour moi, je ne crains pas que je vous importune,Puisque je viens, Monsieur, faire votre fortune.

ÉRASTE, bas, à part.

Voici quelque soutlleur, de Ces gens qui n’ont rien,Ét vous viennent toujours promettre tant de bien.

(Haut.)

Vous avez fait, Monsieur, cette bénite pierre

C 1 ) Le Htvil était à l’Arsenal.

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