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Tome I.
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282
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282. LES FACHEUX

Qui peut seule enrichir tous les rois-de la terre?

onm.'t.

La plaisante pensée, hélas ! où vous voilà fDieu me garde, Monsieur, d'être de ces fous-là !

Je ne me repais point de visions frivoles,

Et je vous porte ici les solides parolesD’un avis que par vous je veux, donner au roi.

Et (pie tout cacheté je conserve sur moi :

Non de ces sots projets, de «es chimères vaines,

Dont les surintendants ont les- oreilles pleines-,

Non de ces gueux d'avis, dont les prétentionsNe parlent que de vingt ou trente millions;

Mais un qui, tous les ans, à si peu qu'on le monte,

En peut donner au roi quatre cents de bon compte,

Avec facilité, sans risque ni soupçon,

Et sans fouler le peuple en aucune façon;

Enfin, c’est un avis d’un gain inconcevable-,

Et que du premier mot on trouvera faisable.

Oui, pourvu que par vous je puisse être poussé...

ÉRASTE.

Soit, nous en parlerons. Je suis un peu pressé.

OBMIN.

Si vous me promettiez de garder le silence,

Je vous découvrirais cet avis d’importance.

ÉRASTE.

Non, non, je ne veux point savoir votre secret.

O R HIN.

Monsieur, pour le trahir, je vous crois trop discret,

Et veux avec franchise en d'eux mots vous l'apprendre.

Il faut voir si quelqu’un ne peut point nous entendre.(Après avoir regarda si personne ne l’écoute il s’approche del’oreiire d’Éraste.)

Cet avis merveilleux dont je suis n'nventeurEst que...

ÉRASTE.

D’un peu plus loin, et pour cause, Monsieur.

ORMES.

Vous voyez le grand gain, sans qu’il faille le dire,

Que de ses ports de mer le roi tous les ans lire;

Or, l avis dont encor nul ne s’est avisé

Est qu’il faut de la France, et c’est un coup aisé.

En fameux ports de mer mettre toutes les côtes.

Ce serait pour monter à des sommes très hautes;

Et si...