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Tome I.
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L’ECOLE DES FEMMES.

Le grand chemin d'enfer et de perdition.

De tous ces damoiseaux on sait trop les coutumes ;lis ont de beaux canons (1), force rubans et plumes.Grands cheveux, belles dents, et des propos fort doux;Mais, comme je vous dis, la griffe est là-dessous,

Et ce sont vrais satans , dont la gueule altéréeDe l'honneur féminin cherche à faire curée;

Mais, encore une fois, grâce au soin apporté,

Vous en êtes sortie avec honnêteté.

L’air dont je vous ai vu lui jeter cette pierre ,

Qui de tous ses desseins a mis l’espoir par terre,

Me confirme encor mieux à ne point différerLes noces où j'ai dit qu'il vous faut préparer.

Mais, avant toute chose, il est htm de vous faireQuelque petit discours qui vous soit salutaire.

( A Georgette et à Alain. )

Un siège au frais ici, Vous, si jamais en rien..,

GEORGETTE.

De toutes vos leçons nous nous souviendrons bien.

Cet autre monsieur-là nous en faisait accroire :

Mais,..

ALAIN.

S’il entre jamais, je veux jamais ne boire,

Aussi bien est-ce un sot ; il nous a l’autre foisDonné deux écus d’or qui n’étaient pas de poids,

AKNOLPIIE.

Ayez donc pour souper tout ce que je désire ;

Et pour notre contrat, comme je viens de dire ,

Faites venir ici, l’un ou l’autre , au retour,

Le notaire qui loge au coin du carrefour.

SCÈNE II.

ARN'OLPHE, AGNÈS.

ARNOLPIIF., assis,

Agnès, pour m’écouter, laissez là votre ouvrage ;

Levez un peu la tête, et tournez le visage ;

( Mettant le doigt sur son front. )

Là, regardez-moi là durant cet entretien ;

Et, jusqu’au moindre mot, imprimez-Ie-vous bien.

(I) Les cation* étaient un.cercle d'étoffe large et souvent orné de dentelles»qu’on attachait au-dessus du genou, et qui couvrait la moitié dô la jambe. (.B.)