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L’ÉCOLE DES FEMMES.
Songez qu’en vous faisant moitié de ma personne,C'est mon honneur, Agnès, que je vous abandonne;Que cet honneur est tendre, et se blesse de peu;
Que sur un tel sujet il ne faut point de jeu;
El qu'il est aux enfers des chaudières bouillantesOù l'on plonge à jamais les femmes mal vivantes.
Ce ([lie je vous dis là ne sont point des chansons ;
El vous devez du cœur dévorer ces leçons.
Si votre âme les suit, et fuit d’être coquette,
Elle sera toujours, comme un lis, blanche et nette ;Mais s'il faut qu'à l'honneur elle fasse un faux bond,Elle deviendra lors noire comme un charbon ;
Vous paraîtrez à tous un objet effroyable,
Et vous irez un jour, vrai partage du diable,
Bouillir dans les enfers à toute éternité,
Dont veuille vous garder la céleste bontéFaites la révérence. Ainsi qu’.une novicePar cœur dans le couvent doit savoir son otlice,Entrant au mariage il en faut faire autant ;
El voici dans ma poche un écrit important,
Qui vous enseignera l’office de la femme
J'en ignore l'auteur ; mais c'est quelque bonne âme,
Et je veux que ce soit votre unique entretien.
(il se lève.)
Tenez. Voyons un peu si vous le lirez bien.
AGNÈS lit.
LES MAXIMES DU MARIAGE,
OU LES DEVOIRS DIÎ LA FEMME MARIÉE,
AVEC SOS EXERCICE JOUItSAI.IEE:
PREMIÈRE MAXIME.
Celle qu'un lien honnêteFait entrer au lit d'autrui,
Doit se mettre dans la tête,
Malgré le train d'aujourd’hui,
Que l’homme qui la prend ne la prend que pour lui,ARNOLPHE.
Je vous expliquerai ce que cela veut dire;
Mais pour l’heure présente il ne faut rien que lire.
AGNÈS poursuit.
DEUXIÈME MAXIME.
Elle ne se doit parerQu autant que peut désirer