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Tome I.
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ACTE III, SCÈNE IV.

Son bel esprit lui sert à railler nos maximes,

A se faire souvent des vertus de ses crimes,

Et trouver, pour venir à ses coupables lins,

Des détours à duper l'adresse des plus lins.

Pour se parer du coup en vain on se fatigue :

Une femme d’esprit est un diable en intrigue ;

Et, dès que son caprice a prononcé tout basL’arrêt de notre honneur, il faut passer le pas :Beaucoup d'bonnêles gens en pourraient bien que dire.Enfin mon étourdi n’aura pas lieu d’en rire;

Par son trop de caquet il a ce qu’il lui faut.

Voilà de nos Français l’ordinaire défaut ;

Dans la possession d’une bonne fortune,

Le secret est toujours ce qui les importune ;

Et la vanité sotte a pour eux tant d’appas,

Qu'ils se pendraient plutôt que de ne causer pas,

Oh ! que les femmes sont du diable bien tentéesLorsqu’elles vont choisir ces têtes éventées !

Et que... Mais le voici... Cachons-nous toujours bien,Et découvrons un peu quel chagrin est le sien.

SCÈNE IY.

HORACE, ARNOLPHE.

IIOHACE.

Je reviens de chez vous , et le destin me montreQu’il n’a pas résolu que je vous y rencontre.

Mais j’irai tant de fois, qu’enfm quelque moment.,,

ARNOLPHE.

Eh! mon Dieu ! n’entrons point dans ce vain compliment :Rien ne me fâche tant, que ces cérémonies,

Et, s> l’on m’en croyait, elles seraient bannies.

C’est un maudit usage; et la plupart des gensy perdent sottement les deux tiers de leur temps.

(il se couvre.)

Mettons donc sans façon (1). Eh bien! vos amourettes?l'uis-je, seigneur Horace, apprendre où vous en êtes?

J étais tantôt distrait par quelque vision ;

Mais depuis là-dessus j’ai fait réflexion.

^ (1) Mettons donc sans façon, pour mettons donc notre chapeau , i locutionOptique qui n’est pins d’usage, et dont on trouve un second exemple dans lafi cène H du Mariage forcé.