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L’ÉCOLE DES FEMMES.
Doit se défendre de jouer,
Comme d'une chose funeste.
Car le jeu, fort décevant,
Pousse une femme souventA jouer de tout son reste.
DIXIÈME MAXIME.
Des promenades du temps,
Ou repas f[u'on donne aux champs,
11 ne faut point qu’elle essaye.
Selon les prudents cerveaux.
Le mari, dans ces cadeaux (1),
Est toujours celui qui paye.
ONZIÈME MAXIME...
VRNOI.PIIE.
Vous achèverez seule; et, pas à pas, tantôt,7e vous expliquerai ces chTises comme il faut.
,1e me suis souvenu d’une petite affaire :
Je n'ai qu’un mot à dire, et ne tarderai guère.Rentrez; et conservez ce livre chèrement.
Si le notaire vient, qu’il m’attende un moment.
SCÈNE III.
ABNOLPIIE.
Je ne puis faire mieux que d’en faire ma femme.Ainsi que je voudrai je tournerai cette âme ;
Comme un morceau de cire entre mes mains elle estEt je lui puis donner la forme qui me plaît.
11 s’en est peu fallu que, durant mon absence,
On ne m’ait attrapé par son trop d'innocence;
Mais il vaut beaucoup mieux, à dire vérité,
Que la femme qu'on a pèche de ce côté.
De ces sortes d'erreurs le remède est facile.
Toute personne simple aux leçons est docile;
Et, si du bon chemin on l’a fait écarter,
Deux mots incontinent l’y peuvent rejeter.
Mais une femme habile est bien une autre béte :Notre sort ne dépend que de sa seule tête ;
De, ce qu’elle s’y met, rien ne la fait gauchir,
Et nos enseignements ne font là que blanchir ;
(1) Donner un cadeau, signifiait autrefois donner une fête, donner un t'ept*