ACTE III, SCÈHE IV.
HORACE.
D’un grès de taille non petite,Dont on a far ses mains régalé ma visite.
ARNOLPHE.
Diantre ! ce ne sont pas des prunes que cela !
Et je trouve fâcheux l'état où vous voilà,
HORACE.
Il est vrai, je suis mal par ce retour funeste.
ARNOLPHE.
Certes, j’en suis fâché pour vous, je vous proteste.
HORACE.
Cet homme me rompt tout.
ARNOLPHE.
Oui; mais cela n’est rienEt de vous raccrocher vous trouverez moyen.
HORACE,
il faut bien essayer, par quelque intelligence,
De vaincre du jaloux l’exacte vigilance.
ARNOLPHE.
Cela vous est facile ; et la fdle, après tout,
Vous aime P
HORACE.
Assurément.
ARNOLPHE.
Vous en viendrez à bout.
HORACE. i
Je l’espère.
ARNOLPHE.
Le grès vous a mis en déroute ;
Mais cela ne doit pas vous étonner.
HORACE.
Sans doute ;
Et j’ai compris d’abord que mon homme était là,Qui, sans se faire voir, conduisait tout cela.
Mais ce qui m’a surpris, et qui va vous surprendre,E est un autre incident que vous allez entendre ;
En trait hardi qu’a fait cette jeune beauté,
Et qu'on n’attendrait point de sa simplicité.
H le faut avouer, l’amour est un grand maître :
qu'on ne fui jamais, il nous enseigne à l'être;
Et souvent de nos mœurs l'absolu changementDevient par ses leçons l’ouvrage d'un moment.
la nature en nous il force les obstacles,
Et ses effets soudains ont de l’air des miracles.
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