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Tome I.
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ACTE IV, SCÈNE II.

ARNOUMT., se croyant seul.

J'ai peur, si je vais faire éclater quelque chose,

Que de cet incident par la ville on ne cause.

LE NOTAIRE.

Eh bien, il aisé d'empêcher cet éclat,

Et l'on peut en secret faire votre contrat. •

ARNOLPHE, se croyant seul.

Mais comment faudra-t-il qu'avec elle j'en sorte?

LE NOTAIRE.

Ee douaire se règle au bien qu’on vous apporte.

ARNOLPHE , se croyant seul.

Je l'aime; et cet amour est mon grand embarras.

LE NOTAIRE.

On peut avantager une femme en ce cas.

ARNOLPHE, se croyant seul.

Quel traitement lui faire en pareille aventure?

LE NOTAIRE.

L’ordre est que le futur doit douer la futureDu tiers du dot qu elle a ( 1 ) ; mais cet ordre n’est rien,

Et l'on va plus avant lorsque l’on le veut bien.

ARNOLPHE, se croyant seul.

Si...

(il aperçoit le notaire.)

LE NOTAIRE.

Pour le préciput, il les regarde ensemble (2).

Je dis que le futur peut, comme bon lui semble,

Douer la future.

ARNOLPHE.

Hé?

LE NOTAIRE.

Il peut l’avanfager

Lorsqu'il l’aime beaucoup et qu’il veut l’obliger ;

Et cela par douaire , ou préfix qu’on appelle (3),

Qui demeure perdu par le trépas d'icelle;

Ou sans retour, qui va de ladite à ses hoirs ;

Ou coutumier, selon les différents vouloirs;

(1) Cela signifie que si une femme apporte soixante mille livres de dot, elledoit avoir vingt mille livres de douaire. ( L. B. )

(2> Ou appelle préciput ce que la femme a droit de prendre dans la commue-twinté avant le partage de tout ce qui en a été le produit. (L. B.)

(3) Le douaire préfix est celui que chaque conjoint assigne à sa volonté. Ledouaire coutumier est celui qui est ordonné et établi par la coutume. (L. B.)