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Tome I.
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ACTE IV, SCÈNE Tl.

ALAIN.

Vous n'avcz rien qu'à dire,

AllNOUUIE.

Non, vous dis-je rentrez, puisque je le désire ;

Je vous laisse l'argent. Allez : je vous rejoins.

Ayez bien l'œil à tout, et secondez mes soins.

t

SCÈNE Y.

ARNOLPHE.

Je veux, pour espion qui soit d'exacte vue,

Prendre le savetier du coin de notre rue.

Dans la maison toujours je prélends la tenir,

Y faire bonne garde, et surtout en bannirVendeuses de rubans, perruquières, coiffeuses,Faiseuses de mouchoirs, gantières, revendeuses,Tous ces gens qui sous main travaillent chaque jourA faire réussir les mystères d’amour.

Enfin j'ai vu le monde, et j’en sais les finesses.

II faudra que mon homme ait de grandes adresses,

Si message ou poulet de sa part peut entrer.

SCÈNE VI.

HORACE,ARNOLPHE.

HORACE.

La place m’est heureuse à vous y rencontrer.

Je viens de l’échapper bien belle, je vous jure.

Au sortir d’avec vous, sans prévoir l’aventure.

Seule dans son balcon j’ai vu paraître Agnès,

Qui des arbres prochains prenait un peu de frais.Après m’avoir fait signe, elle a su faire en sorte,Descendant .au jardin de m’en ouvrir, la porte:

Mais à peine tous deux dans sa chambre èlions-nous,Quelle a sur lit degrés entendu son jaloux,

Et tout ce quelle a pu, dans un tel accessoire (1),

fil Être en accessoire , suivant Nicot, signifie être en danger. Marot s’en estservi dans le sens de désordre ; il dit, en parlant des ennemis :

Que la pique en manie ,

Pour les choquer et mettre en accessoire,

Molière est le dernier de nos auteurs classiques qui ait employé ce mo;.

19 .