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Tome I.
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L’ÉCOLE DES FEMMES.

Dont la mauvaise humeur fait un procès sur rien ;

Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses,

Se relranchant toujours sur leurs sages prouesses,

Qui, pour un petit tort ([u’elles ne nous fout pasPrennent droit de traiter les gens de haut en bas,

Et veulent, sur le pied de nous être fidèles,

Que nous soyons tenus à tout endurer d’elles ?

Encore un coup, compère, apprenez qu’en effetLe cocuage n'est (pie ce (pie I on le fait;

Qu'on peut le souhaiter pour de certaines causes,

Et qu'il a ses plaisirs comme les autres choses.

AIINOLHIE.

■ Si vous êtes d'humeur'à vous en contenter,

Quant, à moi, ce n'est pas la mienne d'en tâter;

Et plutôt que subir une telle aventure...

CIIllïSALDlî.

Mon Dieu! ne jurez point, de peur d’être parjureSi le sort l’a réglé, vos soins sont superflus,

Et l’on ne prendra pas votre avis là-dessus.

ARNOU’IIE.

Moi, je serais cocu !

oimvs U.llE.

Vous voilà bien malade!

Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade,

Qui de mine, de cœur, de biens, et de maison,

Ne feraient avec vous nulle comparaison.

AIINOLPIIE.

Et moi, je n’en voudrais avec eux faire aucune.

Mais celte raillerie, en un mot, m'importune;brisons là, s'il vous plaît.

CIIRVSU.DK.

Vous êtes en courroux !Nous en saurons la cause. Adieu. Souvenez-vous,

Quoi que sur ce sujet votre honneur vous inspire,

Que c'est être à-demi ce que l’on vient de dire,

Que de vouloir jurer (pi on ne le sera pas.

ARNOLPIIE.

Moi, je le jure encore, et je vais de ce pasContre cet accident trouver un bon remède.

(il court heurter h sa porte,)