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Tome I.
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ACTE IV, SCÈNE IX.

SCÈNE IX.

ARNOLPIIE, ALAIN, GEORGETTE.

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ARNOLPIIE.

Mes amis, c'est ici que j'implore votre aide.

Je suis édifié de votre affection,

Mais il faut quelle éclate en cette occasion;

Et, si vous m’y servez selon ma confiance,

Vous êtes assurés de votre récompense.

L'homme que vous savez (n’en faites point de bruit 1Veut, comme je l’ai su, m’attraper cette nuit,

Dans la chambre d’Agnès entrer par escalade ;

Mais il lui faut, nous trois, dresser une embuscade.

Je veux que vous preniez chacun un bon bâton ,

Et, quand il sera près du dernier échelon(Car dans le temps qu’il faut j'ouvrirai la fenêtre),Quêtons deux à l'envi vous me chargiez ce traître,Mais d'un air dont son dos garde le souvenir,

Et qui lui puisse apprendre à n’y plus revenir;

Sans me nommer pourtant en aucune manière,

Ni faire aucun semblant que je serai derrière.

Aurez-vous bien l'esprit de servir mon courroux?

ALAIN.

S’il ne lient qu’à frapper, mon Dieu! tout est à nous.Vous verrez, quand je bals , si j’y vais de main morte.

GEORGETTE.

La mienne, quoique aux yeux elle semble moins forte,N'en quitte pas sa part à le bien étriller.

ARNOLPIIE.

Rentrez donc; et surtout gardez de babiller.

(Seul.)

Voilà pour le prochain une leçon utile ;

Et si tous les maris qui sont en celte villeDe leurs.femmes ainsi recevaient le galant,

Le nombre des cocus ne serait pas si grand.