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Tome I.
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L’ÉCOLE DES FEMMES.

J'ai trouvé qu’il mettait pied à terre ici [ ris :

El la cause, en un mot, d'une telle venue,

Qui, comme je disais, ne m’était pas connue,

C'est qu'il m’a marié sans m’en écrire rien,

Et qu'il vient en ces lieux célébrer ce lien.

Juge/., en prenant part à mon inquiétude,

S’il pouvait m’arriver un contretemps plus rude.

Cet Enrique, dont hier je m'informais à vous,

Cause tous les malheurs dont je ressens les coups :Il vient avec mon père achever ma ruine,

Et c’est sa fille unique à qui l’on me destine.

J'ai dès leurs premiers mots pensé m’évanouir ;

El d'abord, sans vouloir plus longtemps les ouïr.Mon père ayant parlé de vous rendre visite,

L'esprit plein de frayeur, je l’ai devancé vite.

De grâce, gardez-vous de lui rien découvrirDe mon engagement qui le pourrait aigrir;

Et lâchez, comme en vous il prend grande créance,De le dissuader de cette autre alliance

ARNOLPHE.

Oui-da.

HORACE.

Conseillez-lui de différer un peu,

Et rendez, en ami, ce service à mon feu.

ARNOLPHE.

Je n'y manquerai pas.

HORACE.

C’est en vous que j'espère

ARNOLPHE.

Fort bien.

HORACE.

Et je vous tiens mon véritable père.'Diles-lui que mon âge... Ah! je le vois venir!Écoutez les raisons que je vous puis fournir.

SCÈNE VIL

ENRIQUE, ORONTE, CI1RYSALDE, HORACEARNOLPHE.

{Horace et Arnolphe se retirent flans un coin du théâtre , et parientbas ensemble. )

ENMQUE, à Chrvsaldc.

Aussitôt qu'à mes yeux je vous ai vu paraître,