360 LA CRITIQUE DE L’ÉCOLE DES FE1IME3.
talion qu’on lui donne, et les choses que le public a vues rtelui. Vous connaissez l’homme , et sa naturelle paresse à sou-tenir la conversation. Elle l’avait invité à souper comme belesprit, et jamais il ne parut si sot, parmi une demi-douzainede gens à qui elle avait fait fête de lui ,*et qui le regardaientavec de grands yeux, comme une personne qui ne devait pasêlre faite comme les autres. Us pensaient tous qu'il était làpour défrayer la compagnie de bons mots ; que chaque parolequi sortait de sa bouche devait être extraordinaire ; qu'il de-vait faire des impromptu? sur tout ce que l'on disait, et nedemander à boire qu’avec une pointe : mais il les trompa fortpar son silence ; et la dame fut aussi mal satisfaite de lui queje le fus d'elle.
URANIE.
Tais-toi. Je vais la recevoir à la porte de la chambre.
ÉLISE.
Encore un mot. Je voudrais bien la voir mariée avec lemarquis dont nous avons parlé. Le bel assemblage que ce se-rait d’une précieuse et d’un turlupin.
URANIE.
Veux-tu te taire? La voici.
SCÈNE III.
CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE, GALOPIN.
URANIE.
Vraiment, c'est bien tard que...
CLIMÈNE.
Eh! rte grâce, ma chère, faites-moi vite donner un siège,
URANIE , à Galopin.
Un fauteuil promptement.
CLIMÈNE.
Ah! mon Dieu!
URANIE.
Qu’est-ce donc?
CLIMÈNE.
Je n’en puis plus.
ÜR VNIE.
Qu’avez-vous?
CLIMÈNE-
Le cœur me manque.
URANIE.
Sont-ce vapeurs qui vous ont pris?