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Tome I.
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386
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386 LA CRITIQUE DE L’ÉCOLE DES FEMMES.

d'enfer et de chaudières bouillantes sont assez justifiées parl’extravagance d'Arnolphe, et par l'innocence de celle à quiil parle. Et quant au transport amoureux du cinquième acte,([u'on accuse d’être trop outré et trop comique, je voudraisbien savoir si ce n'est lias faire la satire des amants, et si leshonnêtes gens même, et les plus sérieux, en pareilles occa-sions ne font pas des choses...

LE MARQUIS.

Ma foi, chevalier, tu ferais mieux de te taire.

DORANTE.

Fort bien. Mais enfin si nous nous regardions nous-mêmes,quand nous sommes bien amoureux...

LE MARQUIS.

Je ne veux pas seulement t’écouter.

DORANTE.

Écoute-moi si tu veux. Est-ce que dans la violence de lapassion...

LE MARQUIS.

La, la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la. (il chante.)

DORANTE.

Quoi!

LE MARQUIS.

La, la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la.

DORANTE.

Je ne sais pas si...

LE MARQUIS.

La, la, la, la, lare, la, la, la, la, là, la.

URANIE.

11 me semble que...

I.E MARQUIS.

La, la, la, lare, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la.

URANIE.

I! se passe des choses assez, plaisantes dans notre dispute.Je trouve qu'on en pourrait bien faire une petite comédie, etque cela ne serait pas trop mal à la'queue de l’École desfemmes.

DORANTE.

Vous avez raison.

LE M ARQUIS.

Parbleu! chevalier, tu jouerais là dedans un rôle qui ne teserait pas avantageux.

DORANTE.

Il est vrai, marquis.

CLIMÈNE.

Pour moi, je souhaiterais que cela se fit, pourvu qu'ontraitât l'affaire comme elle s’est passée.