Band 
Tome I.
Seite
392
JPEG-Download
 

392

L'IMPROMPTU DE VERSAILLES.

MOLIÈRE.

Mademoiselle du Parc !

MADEMOISELLE DU PARC, derrière le théâtre.

Eh bien?

MOLIÈRE.

Mademoiselle Béjart !

MADEMOISELLE BÉJART, derrière le théâtre.

Qu'y a-t-il?

MOLIÈRE.

Mademoiselle de Iirie !

MADEMOISELLE DE BRIE, derrière le théâtre

Que veut-on ?

MOLIÈRE.

Mademoiselle du Croisy !

MADEMOISELLE DU CIIOISV , derrière le théâtre.

Qu'est-ce que c’est ?

MOLIÈRE.

Mademoiselle Hervé !

MADEMOISELLE HERVÉ, derrière le théâtre.

On y va.

MOLIÈRE.

Je crois que je deviendrai fou avec lous ces gens-ci Hé!(Brécourt, la Orange, du Croisy entrent. ) Tête-bleu ! Messieurs,me voulez-vous faire enrager aujourd'hui?

BRÉCOURT.

Que voulez-vous qu'on fasse? Nous ne savons pas nosrôles; et c’est nous faire enrager vous-méme, que de nousobliger à jouer de la sorte.

MOLIÈRE.

Ab ! les étranges animaux à conduire que des comédiens!(Mesdemoiselles Béjart, du Parc, de Bric, Molière, du Croisy etHervé arrivent. )

MADEMOISELLE BÉJART.

Eh bien! nous voilà. Que prétendez-vous faire?

MADEMOISELLE DU PARC.

Quelle est votre pensée ?

MADEMOISELLE DE BRIE.

De quoi est-il question ?

MOLIÈRE.

De grâce, mettons-nous ici; puisque nous voilà tous ha-billés, et que le roi ne doit venir de deux heures, employonsce temps à répéter notre affaire, et voir la manière dont ilfaut jouer les choses.

LA GRANGE.

Le moyen de jouer ce qu'on ne sait pas ?