SCÈNE I.
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Voyez-vous celle posture? Remarquez bien cela. Là, ap-puyez comme il faut le dernier vers. Voilà ce qui attire l'ap-probation et fait faire le brouhaha. — Mais, Monsieur, au-rait répondu le comédien, il me semble qu'un roi qui s'entre-tient tout seul avec son capitaine des gardes parle un peu plushumainement, et ne prend guère ce ton de démoniaque. —Vous ne savez ce que c’est. Allez-vous-en réciter comme vousfaites, vous verrez si vous ferez faire aucun ah! Voyons unpou une scène d amant et d’amante. » Là-dessus une comé-dienne et un comédien auraient fait une scène ensemble,qui est celle de Camille et de Curiace,
Iras-tu, ma chère âme ? et ce funeste honneurTe plaît-il aux dépens de tout notre bonheur?
Hélas! je vois trop bien, etc.,
(ont de même que l’aulre, et le plus naturellement qu’ils au-raient pu. Et le poète aussitôt : « Vous vous moquez, vousne laites rien qui vaille, el voici comme il faut réciter cela :(il imite mademoiselle de Beauehàteau, comédienne de l'hoteL deBourgogne. )
Iras-tu, ma chère âme ? etc.
Non, je te connais mieux, ctd.
Voyez-vous comme cela est naturel et passionné? Admirez cevisage riant quelle conserve dans les pins grandes afflic-tions. » Enfin, voilà l'idée; et il aurait parcouru de mêmetous les acleurs et toutes les aclrices.
MtDEMOISELLE DE 11RIE.
Je trouve celte idée assez plaisante, et j’en ai reconnu làdès le premier vers. Continuez, je vous prie.
HOMÈRE, imitant Beauehàteau , comédien de l’hôtel de Bourgogne ,dans tes stances du Cid.
Percé jusciues au fond du cœur, etc.
Et celui-ci, le reconnaîtrez-vous bien dans Pompée, de Scr-torius?
(il contrefait Hautcrochè , comédien de l’hôtel de Bourgogne. )L’inimitié qui règne entre les (lenx partisN’y rend pas de l’honneur, etc.
MtDEMOISELLE DE BRIE.
Je reconnais un peu, je pense.
MOLIÈRE.
El celui-ci?
(imitant de Villiers, comédien de l'hôtel de Bourgogne.Seigneur, Polybe est mort, etc.
MOLIÈRE. — t! l 23