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Tome I.
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L’IMPROMPTU DE VERSAILLES.

MOLIÈRE, riant.

« Ali! ah! ah! cela est bouffon.

LA GRANGE.

« Quoi! tu veux soutenir que ce n’est pas toi qu’on joue.« dans le marquis de la Critique?

MOLIÈRE.

« Il est vrai, c’est moi. Détestable, morbleu! détestable!a tarte à la crème! C’est moi, c’est moi, assurément, c’est« moi.

LA CHANCE.

« Oui, parbleu ! c’est toi, tu n’as que faire de railler; et,« si tu veux, nous gagerons, et verrons qui a raison des -« deux.

MOLIÈRE.

« Et que veux-tu gager encore?’

LA GRANGE.

« Je gage cent pistoles que c'est toi.

MOLIÈRE.

K Et moi cent pistoles que c’est toi.

LA GRANGE.

o Cent pistoles comptant ?

MOLIÈRE.

« Comptant. Quatre-vingt-dix pistoles sur Amyntas, et dix- pistoles comptant.

LA GRANGE..

« Je le veux.

MOLIÈRE.

t( Cela est fait.

LA GRANGE.

« Ton argent court grand risque.

MOLIÈRE.

« Le tien est bien aventuré.

LA GRANCE.

o A qui nous en rapporter?

MOLIÈRE.

« Voici un homme qui nous jugera, (a Brécourt.) Chevalier...BRÉCOURT.

« Quoi? »

MOLIÈRE.

Bon. Voilà l’autre qui prend le ton de marquis ; vous ai-jepas dit que vous faites un rôle où l’on doit parler naturelle-ment ?

11 est vrai.

BRÉCOURT.