Band 
Tome I.
Seite
415
JPEG-Download
 

SCÈNE XV.

415

rémenl ; et je vois bien que nous n'aurons pas le temps depasser outre. Voilà ce que c’est de s'amuser. Oh bien ! faitesdonc, pour le reste, du mieux qu'il vous sera possible.

MADEMOISELLE IIÉ.IA11T,

Par ma foi, la frayeur me prend; et je ne saurais aller jouermon rôle, si je ne le répète tout entier.

MOLIÈRE.

Comment, vous ne sauriez aller jouer votre rôle !

MADEMOISELLE BÉJART.

Non.

MADEMOISELLE DU PARC.

Ni moi, le mien.

MADEMOISELLE DE RRIIÎ.

Ni moi non plus.

MADEMOISELLE MOLIÈRE,

Ni moi.

MADEMOISELLE HERVÉ.

Ni moi.

MADEMOISELLE DU CROISY.

Ni moi.

MOLIÈRE.

Que pensez-vous donc faire? Vous moquez-vous toutes demoi ?

SCÈNE IV.

BÉJART, MOLIÈRE, LA GRANGE, DU CROISY; mesde-moiselles DU PARC, BÉJART, DE BRIE , MOLIÈRE,DU CROISY, HERVÉ,

BÉJART.

Messieurs, je viens vous a vert i r que le roi est venu, et qu'il'htend que vous commenciez.

MOLIÈRE.

Ah! Monsieur, vous me voyez dans la plus grande peine'lu monde; je suis désespéré à l’heure que je vous parle!v< >ici des femmes qui s’effrayent, et qui disent qu’il leur fautr< ‘péter leurs rôles avant que d’aller commencer. Nous de-uiandons, de grâce, encore un moment. Le roi a de la honte,‘‘I il sait bien que la chose a été précipitée.