SCÈNE XVI,
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SGANARELLE.
Oui, moi.
ALCANTOR.
Et la raison?
SGANARELLE,
La raison? C’est que je ne me sens point propre pour lemariage, et que je veux imiter mon père, et tous ceux (lema race, qui ne se sont jamais voulu marier.
AI.CANTOR.
Écoutez. Les volontés sont libres; et je suis homme à ne.contraindre jamais personne. Vous vous êtes engagé avec moipour épouser ma fille, et tout est préparé pour cela; maispuisque vous voulez retirer votre parole, je vais voir ce qu’ily a à faire ; et vous aurez bientôt de mes nouvelles.
SCÈNE XY.
SGANARELLE.
Encore est-il plus raisonnable que je ne pensais, et jecroyais avoir bien plus de peine à m’en dégager. Ma foi,quand j’y songe, j’ai fait fort sagement de me tirer de cetteaffaire; et j’allais faire un pas dont je me serais peut-êtrelongtemps repenti. Mais voici le fils qui me vient rendre ré-ponse.
SCÈNE XVI.
ALCIDAS, SGANARELLE.
ALCIDAS, parlant d'un ton doucereux.
Monsieur, je suis voire serviteur très humble.
SGANARELLE.
Monsieur, je suis le vôtre de tout mon cœur.
ALCIDIS, toujours avec le même ton.
Mon père m’a dit, Monsieur, que vous vous étiez venu dé-gager de la parole que vous aviez donnée.
SGANARELLE.
Oui, Monsieur, c’est avec regret; mais...
ALCIDAS.
Oh ! Monsieur, il n’y a pas de mal à cela.
SGANARELLE.
J en suis fâché, je vous assure ; et je souhaiterais...