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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

faut que je lui sois fidèle, en dépit que j’en aie; la crainte eninoi fait l’office du zèle, brise mes sentiments, et me réduitd'applaudir bien souvent à ce que mon âme déteste. Le voilàqui vient se promener dans ce palais, séparons-nous. Écouteau moins ; je l’ai fait cette confidence avec franchise, et celam'est sorti un peu bien vite de la bouche; mais s’il fallaitqu'il en vînt quelque choseàses oreilles, je dirais hautementque tu aurais nienti.

SCÈNE IL

DON JUAN, SGANARELLE.

DON JUAN.

Quel homme te parlait là ? 11 a bien l’air, ce me semble, dubon Gusman de done Elvire?

SCANARELLE.

C’est quelque chose aussi à peu près comme cela.

DON JUAN.

Quoi! c'est lui?

* SGANARELLE.

Lui-même.

DON JUAN.

Et depuis quand est-il en cette ville?

SGANARELLE.

D'hier au soir.

DON JUIN.

Et quel sujet l'amène?

SGANARELLE.

Je crois que vous jugez assez ce qui le peut inquiéter.

DON JUAN.

Notre départ, sans doute?

SGANARELLE.

Le bonhomme en est tout mortifié, et m’èn demandait lesujet.

DON JUAN.

Et quelle réponse as-tu faite?

SGANARELLE.

Que vous ne m’en aviez rien dit.

DON JUAN.

Mais encore, quelle est ta pensée là-dessus? Que t’ima-gines-tu ’de cette affaire?

SGANARELLE.

Moi! Je crois, sans vous faire tort, que vous avez quelquenouvel amour en tête.