460
LE FESTIN DE PIERRE.
ineurera pas impuni, et que le même ciel dont tu te jouesine saura venger de ta perfidie.
don JUIN.
Sganarelle, le ciel !
SGANARELLE.
Vraiment oui, nous nous moquons bien de cela, nousautres.
, DON JUAN. .
Madame...
DONE ELVIKE.
11 suffit. Je n’en veux pas ouïr davantage , et je m'accusemême d'en avoir trop entendu. C’est une lâcheté que de sefaire expliquer trop sa honte ; et sur de tels sujets, un noblecœur, au premier mot, doit prendre son parti. N’attends pasque j'éclate ici en reproches et en injures; non, non, je n'aipoint un courroux à exhaler en paroles vaines, et toute sachaleur se réserve pour sa vengeance. Je te le dis encore, leciel te punira, perfide, de l'outrage que tu me fais ; et si leciel n'a rien que tu puisses appréhender, appréhende du moinsla colère d’une femme offensée.
' . . SCÈNE IY.
DON.JUAN, SGANARELLE.
SGANARELLE, à part.
Si le remords le pouvait prendre !
DON JUAN y après un moment de réflexion.
Allons songera l’exécution de notre entreprise amoureuse.
’ SGANARELLE, seul.
Ah! quel abominable maître me vois-je obligé de servir!
ACTE SECOND.
Le théâtre représente une campagne au bord de la mer.
SCÈNE PREMIÈRE.
CHARLOTTE, PIERROT.
CHARLOTTE.
Notre dinse, Piarrot, tu t’es trouvé là bien à point!