Band 
Tome I.
Seite
465
JPEG-Download
 

485

ACTE II, SCÈNE II.

CHARLOTTE.

Que veux-lu que j’y fasse? C’est mon frimeur, et je ne mepis refondre.

PIERROT.

Igna himeur qui quienne. Quand on a de l'amiquié pourles parsonnes, l’on en baille toujou queuque petite signi-fiance.

CHARLOTTE.

Enfin, je t'aime tout autant que je pis ; et si tu n es pascontent (le ça, tu n’as qu'à en aimer queuque autre.

PIERROT.

Eh bian! vlà pas mon compte? Tétigué, si tn m’aimai-;,me dirais-tij ca ?

CHARLOTTE.

Pourquoi me viens-tu aussi tarabuster l’esprit ?

PIERROT.

■ Morgué! queu mal te fais-je ? Je ne te demande qu’un peud’amiquié.

CHARLOTTE.

Eli bien ! laisse faire aussi, et ne me presse point tant.Peut-être que ça viendra tout d’un coup sans y songer.

PIERROT.

Touche donc là, Charlotte.

CHARLOTTE, donnant sa main.

Eh bien ! quien.

PIERROT.

Promets-moi donc que tu tâcheras de m’aimer davanfâge.

CHARLOTTE.

J’v ferai tout ce que je pourrai, mais il faut que ça viennede lui-même. Piarrot, cst-ce là ce monsieu ?

PIERROT.

Oui, le vlà.

CHARLOTTE.

Ah! mon Guieu, qu’il est genti, et que ç’aurait été dom-mage qu’il eftl été nàyé !

PIERROT.

Je revians tout à l’heure; je m’en r as boire chopine, pourme rebouter tant soit peu de la fatigue que j ais eue.

SCÈNE IL

DON JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE, dans le fonddu théâtre.

DON JUAN.

Nous avonsmanuué notre coup, Sganarelle, et cette bour-